Festivalstour's Blog


Regarder le Boss avec une fille de 17 ans
16 juillet 2009, 21:49
Filed under: Vieilles Charrues

Il semble que ma fille de 17 ans (enfin, dans quelques jours) soit relativement insensible au charme viril de la sueur déversée à flots (pouah)  et du collier en lanière de cuir. Difficile de se laisser emporter par le marathon spingsteenien quand elle surveille sa montre et décompte le timing des 2 h 30 impartis au Bruce.  Il faut dire que ses nombreux amis présents aux Charrues n’ont leur place qu’à partir du vendredi, ce qui rend cette première journée de festival tout de suite moins marrante.

Mais j’ai fait taire les récriminations de la donzelle,avec une autorité toute paternelle, quand Bruce a joué The River, la chanson qui a scellé le pacte d’amour du Boss avec la France, magnifique ballade maussade et glorieuse. Je n’étais pas née quand tu l’entendais, dit-elle. Ok. Ca ne l’empêche pas d’écouter Led Zeppelin et les Who.

Bon, c’est vrai que 2 h 30; c’est long en festival. Ca donne le temps de détailler le groupe. Clarence Clemons en veste de maréchal d’Empire, efficace mais un peu fatigué. Steve Van Zandt, dont on attend à tout moment que le foulard de pirate tombe inopinément et révèle la coiffure gominée du Silvio qu’il incarne dans les Sopranos…Et un Bruce très très en forme et en verve, sur lequel l’âge ne semble pas avoir de prise.

C’est l’un de ces concerts dont on dira, dans dix ou vingt ans, j’y étais. Peut-être d’ici là sera-t-elle convertie aux valeurs du pur rock américain. Moi, je connais le prix de la sueur versée sur l’autel du rock’n roll. Bruce, sois sympa, excuse-là.

Philippe Richard



La pancarte que le Boss choisira
16 juillet 2009, 19:28
Filed under: Vieilles Charrues

L’info est bien passée. A chaque concert du Boss, les fans brandissent des pancartes portant le nom de leur chanson fêtiche. Il en choisit une et la joue. Facile, bien sûr, dans la multitude de propositions, il y a forcément une chanson que le E Street Band a répété. Mais cette interactivité fait toujours bien plaisir. A Carhaix, aussi, les pancartes étaient prêtes…. Cadillac Ranch? The River? Verdict imminent.



Attention, envolée de Bob
16 juillet 2009, 19:24
Filed under: Vieilles Charrues

D’autres ballons à l’effigie de Bob l’éponge continuent à s’élever dans les cieux de Kerampuilh. Le phénomène, s’il n’est pas spécifiquement carhaisien, semble tout de même asse z spécifique, comme en atteste l’existence d’un groupe Facebook intitulé “Libérez Bob l’éponge aux Vieilles Charrues”. Nous menons l’enquête sur ce phénomène sociétal intriguant.

PhR



Las Vegas parano
16 juillet 2009, 19:19
Filed under: Vieilles Charrues

Les Killers ne voulaient pas de photos du concert. Surdimensionnement de l’ego? Contrôle inopérant de l’image? Vexation d’avoir été complètement occulés par la présence du Boss?

Le  groupe de Las Vegas, entouré d’un décor fait de palmiers en pots, de bouquets maousses de fleurs dans faux vases Ming, et d’accessoires de scènes pleins de strass joue avec un degré d’ironie difficile à évaluer de sa fascination-répulsion pour la superficialité de sa ville natale, d’autant que le chanteur a grandi dans la foi mormone et en a malgré tout gardé un bon fonds de conformisme moral.

Enormes aux Etats-Unis, pas tant que ça ici, surtout face à un public dans l’attente du concert du Boss. Mais cette pop inspirée par U2, New Order et la pop américaine est faite pour les grandes scènes.  En achevant le concert par de puisantes versions des vrais tubes Read My Mind et Mr Brightside qu’une partie du public reconnaissait sans savoir qu’ils lui appartenaient, The Killers n’achevaient pas les Charrues mais échappaient à toutes les possibles accusations d’être juste venus empocher la monnaie.

Philippe Richard



Bob s’est envolé
16 juillet 2009, 16:47
Filed under: Vieilles Charrues

Tradition des Charrues (et d’ailleurs?) depuis plusieurs années. Le premier ballon à l’effigie de Bob l’éponge s’est élancé vers les cieux au milieu du concert de Priscilla Ahn. Combien de Bob retrouveront-ils enfin la liberté d’ici à dimanche? Combien?



Faut-il croire au folk bobo?
16 juillet 2009, 16:40
Filed under: Vieilles Charrues

Prisicilla Ahn rêve de vivre dans les arbres. La native de Pensylvannie assure également que la pluie lui manque, depuis qu’elle s’est installée à LA, voici cinq ans. Robe paysanne courte, veste trendy et bottes de rockeuse chic, Priscilla Ahn, ouvres les Vieilles Charrues sur une question? Faut–il croire à la vague folk bobo qui se répand aux Etats-Unis et ailleurs?

La jeune femme est d’évidence charmante, avec ses traits d’euraisienne et un joli grain de voix pur. Guitare acoustique en bandoulière, elle utilise même un sampler pour autoharmoniser sa voix et faire des choeurs multiples à elle toute seule. Certains de ses morceaux ont même illustré des épisodes de Grey’s Anatomy, c’est dire si elle est lancée. 

Mais que cela est sage et confortable, fait pour s’accorder avec les lava lamp vintage et les meubles en sequoia artidiciellement vieillis. Pour le frisson folk, on attend plutôt Alela Diane, qui révèle aux innocents que la Californie (tout au moins celle du Nord) n’est pas la terre des bimbos mais un pays aride et troublant. 

Philippe Richard




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