Festivalstour's Blog


Merci au Pont du Rock
30 juillet 2009, 22:42
Filed under: 3 éléphants, Pont du Rock

Quelques jours après avoir été sur le Pont du rock, à Malestroit, dans le Morbihan, je tenais à adresser mes remerciements les plus sincères à ce festival. Parce que 20 ans après sa création il a conservé son esprit rock d’origine et sa simplicité. Certes, le Pont du Rock n’a ni la programmation pointue, ni la déco arty des 3 éléphants à Laval, mais il possède ce supplément d’âme que n’ont plus tous les festivals aujourd’hui. Cela ne s’explique pas vraiment, mais on se sent bien au Pont du Rock. Sans doute est-ce parce que jeunes et plus anciens cohabitent au sein de l’association Aux arts etc… au milieu d’une noria de bénévoles tous plus motivés les uns que les autres.

Yodelice au Pont du Rock

Yodelice au Pont du Rock

La simplicité du festivals et sa taille permettent aussi aux journalistes une proximité avec les artistes qu’on ne trouve nul part ailleurs.

En outre, sans être révolutionnaire, sa programmation tenait bon la route, entre Groundation qui achevait sa tournée en beauté, Tricky plus maître du son que jamais, Didier Wampas survolté, Coming soon à la pop toujours aussi enjouée ou encore la découverte de Yodelice, sorte de Dylan à la française ressemblant à Johnny Deep dans le film Dead Man de Jarmush. Sans oublier une soirée très punk vendredi avec notamment les Buzzcocks ou les Toy Dolls.

En juillet, cela vaut vraiment le coup de faire le Pont…

Laurent Frétigné.



Du pachyderme carhaisien aux 3 Elephants
26 juillet 2009, 01:28
Filed under: 3 éléphants

Au revoir Carhaix à l’année prochaine. A peine remis de ces 18e Vieilles Charrues gigantesques (les 10e pour ma part), et dieu, ou plutôt ma femme, sait que se fut dur, très dur, qu’il faut repartir vers d’autres aventures musicales et festivalières.

Au programme de ce week-end: une escapade vendredi à Laval au festival des 3 Eléphants, puis un crochet ce samedi au Pont du Rock, à Malestroit, qui fête ses 20 ans avec Didier Wampas qui était de la première édition. Retour à des festivals à taille humaine après le vertige charruesque (nouveau synonyme de gargantuesque).

Retour à la réalité

Quel choc. On respire. Les sites sont clairsemés. Les scènes paraissent plus petites, ridicules même au début. Au camping, on peut sortir sa tête de sa tente igloo sans avoir le nez collé sur la Quechua du voisin. Comme disent certains festivaliers croisés au Pont du Rock, cela fait du bien après les Charrues de revenir dans un plus petit festival. Une sorte de retour à la réalité, qui aide aussi à mieux savourer l’aspect hors norme des Charrues, à renforcer encore l’admiration à leur égard, même si cette année, l’habitué que je suis fut un peu chagriné par la multiplication du sponsoring, au premier plan duquel les frites Mac Cain (où sont les patates du Centre-Bretagne?), les Converse avec lesquelles ont avait le droit de rentrer plus vite sur le site ou SFR qui pourtant était saturé tout le week-end. Il faut bien vivre et surtout payer le million d’euros du Boss (même si un calcul rapide montre que la vente de billets du jeudi rentabilisait l’investissement), mais c’est le grand écart avec le discours qui gêne.

Ceci étant dit, Charrues et festivals de plus petites tailles, sont aussi liés par quelques points communs: des programmations intéressantes, quoi que très différentes et cette indéfectible volonté des festivaliers de faire la fête. D’ailleurs, s’il y a une chose qui ne change pas et quel que soit le lieu, c’est la cuite généralisée en fin de soirée. Même si Didier Wampas soutient bec et ongle qu’en Bretagne, les festivaliers picolent plus qu’ailleurs. Il sait de quoi il cause le bougre, il est de Spézet en plein Centre-Bretagne, ancien haut-lieu de fête.

Laurent Frétigné (on tour)




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