Quelques jours après avoir été sur le Pont du rock, à Malestroit, dans le Morbihan, je tenais à adresser mes remerciements les plus sincères à ce festival. Parce que 20 ans après sa création il a conservé son esprit rock d’origine et sa simplicité. Certes, le Pont du Rock n’a ni la programmation pointue, ni la déco arty des 3 éléphants à Laval, mais il possède ce supplément d’âme que n’ont plus tous les festivals aujourd’hui. Cela ne s’explique pas vraiment, mais on se sent bien au Pont du Rock. Sans doute est-ce parce que jeunes et plus anciens cohabitent au sein de l’association Aux arts etc… au milieu d’une noria de bénévoles tous plus motivés les uns que les autres.

Yodelice au Pont du Rock
La simplicité du festivals et sa taille permettent aussi aux journalistes une proximité avec les artistes qu’on ne trouve nul part ailleurs.
En outre, sans être révolutionnaire, sa programmation tenait bon la route, entre Groundation qui achevait sa tournée en beauté, Tricky plus maître du son que jamais, Didier Wampas survolté, Coming soon à la pop toujours aussi enjouée ou encore la découverte de Yodelice, sorte de Dylan à la française ressemblant à Johnny Deep dans le film Dead Man de Jarmush. Sans oublier une soirée très punk vendredi avec notamment les Buzzcocks ou les Toy Dolls.
En juillet, cela vaut vraiment le coup de faire le Pont…
Laurent Frétigné.