Filed under: La Route du rock, Uncategorized | Tags: Grizzly Bear, Route du rock
Sans les cordes, sans les choeurs, à quatre avec leurs petites mains et leurs voix suprêmement accordées, les Grizzly Bear ont prouvé, à la Route du rock, qu’ils sont bien les Beach Boys modernes de la côte Est. Pas forcément moins névrosés que leurs aînés, d’ailleurs. Chez eux, cela s’exprime dans les surgissements destrucurés qui viennent bousculer les fantastiques harmonies de cette musique subtile et solaire. Brian Wilson rêvait de symphonies de poche pour les kids, Grizzly Bear prolonge ce songe pour les plus grands. Leur albums Veckatimest est destiné à devenir un classique, les voir l’interpréter aussi magistralement sur scène, malgré des moyens plus limités tient du grand art. Petits moments anecdotiques mais significatifs à retenir: le blond bassiste qui enlève ses chaussures de pont pour ôter le sable qui le gène (peut-on être plus Beach Boy?) et cet ours en peluche tenu à bout de bras dans le public. La musique des Grizzly Bear peut sembler innocente, elle a les moyens de gravement affecter l’esprit de ses auditeurs. Attention, les Grizzly Bear sont dangereux.
Philippe Richard
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Quatre garçons en chemise blanche et deux filles dont les robes pourraient avoir été taillées dans l’immédiat après-guerre, quand il fallait se battre pour des coupons de textile. Mais le pop-folk de Camera Obscura est délicieusement léger et lumineux, ludique et gentiment profond. Idéal à cette heure…Doux bonheur.
Philippe Richard
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Alison Mosshart et Jamie Hince, alias the Kills, ont interrompu leurs vacances pour le concert de la Route du rock, bien qu’Alison soit légèrement souffrante.
Lors d’un entretien réalisé cet après-midi, ils ont confirmé qu’ils travaillent à la suite de leur remarquable troisième album, Midnight Boom, sorti l’an dernier. Plusieurs chansons seraient écrites et ils doivent commencer des prises studio en octobre. Peu de chances, cependant, qu’on entende des inédits, ce soir, pour l’un des concerts les plus attendus du festival.
Philippe Richard
Fidèles à leur credo, les My Bloody Valentine ont joué fort, très fort. Son de guitare impressionnant et fait pour impressionner. Mais pourquoi n’ont-ils toujours pas appris à convenablement mixer les voix? Le chant de Kevin comme celuide Bilinda sont impitoyablement noyés dans le maëlstrom, alors qu’ils font partie intégrante et essentielle de l’équilibre des morceaux. Ceux qui connaissent convoquent leur mémoire, accompagnent le déluge de leurs souvenirs discographiques. Les autres sont submergés. Dommage, vraiment dommage. La présence des voix manquera toujours pour faire compètement exploser les concerts de My Bloody Valentine.