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Les fans de rock ont dû attendre le dernier soir du festival du Bout du Monde pour prendre un grand bol d’air. Après trois jours de World, la grande scène du festival a été réinvestie par les grosses guitares qui grincent. Energique et sautillante, Pascale Picard donne des grands coups de médiator sur les cordes de sa guitare pendant que ses trois acolytes balancent une distorsion salutaire aux quatre coins de la scène.
Sans en faire trop, la jeune québecquoise renoue avec un rock un peu dur, aux aspérités éclatantes. Le style est classique, mais la belle a été biberonnée au punk. Ses compositions sont d’ailleurs bercées d’un certain désespoir. Quant aux hommages, ils ne manquent pas, le groupe se permet de mêler dans une seule chanson, les perles de Portishead et Led Zepplin. Sympathique, rafraîchissante, Pascale Picard est décidement une affaire à suivre. Le public ne s’y trompe pas reprenant en chœur le refrain de “gate 22″ son tube, “grâce auquel, sans doute nous sommes ici ce soir”, avoue la rockeuse, reconnaissante envers le public et cette chanson qui l’a fait connaître hors du Québec, à qui, pour une fois, on peut dire merci de nous offrir une telle chanteuse. 